Une fille si simple

Elle n’a pas vraiment le physique d’une rock star. Mais plutôt de la fille qu’on croiserait au coin de la rue, à Vierzon ou à Mulhouse. Une fille du terroir, bien de chez nous, qui a au moins le mérite de rester telle qu’elle est. Simple.


Cindy Sander n’est pas branchée. Elle n’est pas de celles qui mettent un point d’honneur à fusionner avec les dernières tendances. On pourrait même dire qu’elle est complètement has been. Et je crois que ça l’amuserait. Elle est plutôt ronde, à des années lumières des silhouettes maigrichonnes du show business. Pas le genre à se priver des plaisirs de la bouche. Ses coupes de cheveux ne sont pas branchées, ses fringues ne l’avantagent pas. Son maquillage est carrément outrageux. Elle est parfois vulgaire. Et pourtant Cindy Sander incarnent des valeurs qu’aucune starlette à la mode ne saurait défendre.

Elle a quatre ans lorsqu’elle monte sur scène pour la première fois. L’année dernière, elle se fait recaler au casting de La nouvelle star, une émission musicale de télé crochet. Le jury dit alors d’elle qu’elle chante comme dans les années 70, qu’elle a tous les tics ringards. Ce n’est pas faux. Immédiatement, c’est le buzz sur internet. C’est à celui qui descendra et ridiculisera le plus Cindy Sander, la chanteuse aux airs tocards. Elle est invitée sur tous les plateaux télé. Et c’est l’escalade au chroniqueur qui lui donnera l’estocade finale. On dit d’elle qu’elle est simple. Qu’elle se fait humilier en public et qu’elle est trop bête pour s’en rendre compte. Qu’elle ferait mieux de s’occuper de son petit salon de manucure en Lorraine.

Cindy Sander a été jeté en pâture, exposée et moquée comme une bête de foire. Une sorte de femme à barbe qui fait bien rire. Comment a-t-elle eu l’audace de se prétendre chanteuse ? Comment ose-t-elle se présenter comme une artiste ? Sur son blog, c’est le déchaînement des passions. Certains l’encouragent. D’autres pas. « Cindy a réussi le plus grand dîner de cons possible à son insu ! bravo ! Autant de bêtises c’est rare ». Ou encore « les gens sont curieux de voir la pauvre fille qui se prend pour une star alors que c’est une brêle finie ».

Cindy Sander ne rêve pas d’être connue. Elle ne rêve ni de gloire ni de paillettes. Son truc à elle, c’est le chant. Depuis son adolescence, elle fait les premières parties de chanteurs célèbres, comme Jeanne Mas, Nicoletta ou Lio. Et surtout, elle fait des galas. En province. Quand elle chante, c’est un spectacle où les gens s’y retrouvent. Alors c’est sûr, ce n’est pas l’event hype et underground. Ce n’est pas le concert à la Shakira ou Britney Spears, où des filles chantent à moitié nues tout en se déhanchant sensuellement. Cindy Sander, elle me fait penser aux Miss France. Dans le côté événement populaire, quelque chose qui a à voir avec la terre. Quelque chose de sain.

Il ne lui a pas suffit d’avoir un joli minoi pour monter sur scène. Elle a travaillé. Dur. Elle a mis son orgueil dans sa poche. D’une certaine manière, il me semble qu’elle fait rêver les Français. Parce qu’elle est proche des gens. Parce qu’elle pourrait être n’importe qui. Parce qu’elle incarne tout le monde. Elle a beau être maman et avoir son salon de manucure en Lorraine, elle continue de se battre.

Et quand elle chante, ce n’est pas la mise en scène que l’on regarde, ni ses costumes, ni sa plastique impeccable. C’est une voix que l’on entend.

Thierry Henry mérite-t-il la fessée?

Alors comme ça, Thierry Henry aurait dû faire preuve de morale. Le capitaine des bleus aurait dû se sentir chargé d’une mission divine et se dénoncer. Thierry Henry a triché, c’est pas bien.
Ce sont des choses qui n’arrivent jamais bien entendu. Ou bien les joueurs ne trichent pas, ou bien ils reconnaissent leur bêtise. La bonne foi, c’est bien connu dans le foot.
Pourtant, je ne me souviens pas avoir vu un joueur présenter un jour ses excuses pour avoir feint la douleur. De mes quelques exceptionnelles expériences footballistiques, il me semble qu’il n’est pas rare de voir ces braves gaillards se rouler par terre et mimer une souffrance, très certainement insupportable. Puis se relever et courir quelques instants plus tard.
Je me souviens aussi de Zinedine Zidane, essuyant malencontreusement ses chaussures à crampons sur le dos de l’un de ses adversaires.
Heureusement que tous les matchs ne sont pas annulés pour mauvaise foi, le foot serait une espèce en voie d’extinction.

TEST – Quel Français êtes-vous?

1- Dans votre immeuble vit une famille de Sénégalais. Vous vous apercevez que dans cette petite communauté, il y a un seul homme pour plusieurs femmes, sans compter la colonie d’enfants.
A – Vous alertez le voisinage et faites signer une pétition pour demander au syndicat de copropriétaires l’expulsion de ces individus aux moeurs peu catholiques de votre immeuble .
B – Vous leur demandez avec la plus grande courtoisie s’il ne reste pas une place pour vous dans l’appartement.
C – Cela ne vous regarde pas. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. C’est important de respecter les autres. Vos voisins peuvent faire ce qui leur plaît (tant qu’ils ne vous mêlent pas à leurs sordides affaires).

2 – La mairie de votre ville a décidé de contribuer au financement de la construction d’une nouvelle de mosquée.
A – Vous organisez la résistance et programmez un putsch pour faire sauter le maire de son fauteuil.
B – Vous vous convertissez.
C – Peu importe la religion, peu importe la couleur, peu importe l’origine, peu importe le milieu social, ce qui compte, c’est l’amour. Avec un grand A. (Vous espérez juste que le muezzin ne vous empêchera pas de faire votre yoga).

3 – Votre fille vous présente votre gendre. Il est noir.
A – Vous déshéritez votre enfant.
B – Vous avez toujours aimé l’exotisme et vous êtes fier que votre enfant vous ressemble.
C – Peu importe la religion, peu importe la couleur, peu importe l’origine, peu importe le milieu social, ce qui compte, c’est l’amour. Avec un grand A. (Vous espérez juste que l’enfant qu’ils auront ne sera pas trop foncé, ça fait un grain de peau moins joli quand c’est foncé).

4 – Votre fille vous présente votre gendre. C’est une femme. Noire.
A – Vous déshéritez votre enfant.
B – Vous leur racontez avec beaucoup d’amusement que vous-même, dans votre jeunesse, avez eu des pratiques sexuelles peu conventionnelles. L’inconnu, c’est votre truc. Se rebeller contre lesz conventions sociales, c’est carrément cool.
C – Vous êtes quelqu’un d’ouvert, vous aimez la diversité. Vous aimez surtout les Hommes, avec un grand H. Parce que l’humanité, c’est beau. (Vous regrettez tout de même que votre fille ne puisse connaître un jour les plaisirs et les délices de l’enfantement).

5 – Durant un match de foot, la Marseillaise est sifflée.
A – Vous quittez le stade, ce type de comportement est absolument honteux. Vous êtes favorable au retrait de la nationalité française à tous ceux qui ne respectent pas l’hymne national.
B – Vous pensez que revisiter les vieilles chansons, c’est toujours bien, ça permet de mettre un peu de modernité.
C – Le problème n’est pas là. Il n’est pas normal que dans un hymne national on parle d’armes, de sang, et de batailles. C’est anxiogène pour les enfants.

6 – Vous êtes dans le métro. Un jeune homme entre dans votre wagon et fait une annonce : il n’a pas de logement, pas de travail, pas d’argent. Et demande votre aide, M’sieurs dames.
A – Encore un délinquant. Tout se paie dans la vie. Il fallait travailler à l’école et respecter l’autorité. Il n’avait qu’à filer droit quand il en était encore temps.
B – C’est triste. Mais en même temps, il ne paie pas d’impôt, ni de taxe foncière, ni de redevance, ni d’ISF. Peut pas tout avoir.
C – C’est bête, vous n’avez pas de monnaie, seulement votre carte gold.

7 – Il vous manque six oeufs pour faire votre gâteau. Vous décidez de descendre chez l’épicier d’en bas, « Chez Mohamed ouvert 24h/24 ». C’est la première fois que vous y allez. Mohamed ne parle pas un mot de français.
A – C’est une honte de vivre en France et de ne pas faire l’effort de parler la langue. En plus, si ça se trouve, ses papiers ne sont pas en règle. Vous décidez d’en parler à votre beau-frère Gérard, gendarme, qui vient justement dîner chez vous.
B – Vous décidez d’apprendre l’arabe. Vous êtes citoyen du monde et vous souhaitez entendre la langue universelle du monde.
C – Ce Monsieur vous touche beaucoup, dommage que ne puissiez communiquer, vous auriez tellement voulu savoir quels sont les bienfaits de l’huile de palme qu’utilisent les femmes de la montagne tunisienne.

8 – Vous prenez l’avion. Un sans papier prend justement le même vol que vous pour être expulsé. Il y a du vacarme, l’expulsé crie et pleure, il ne veut pas partir.
A – C’est pas bientôt fini ce raffut! C’est quand même pas croyable de pourrir les vacances des autres, surtout au prix qu’on a payé.
B – Yoh man, t’as un voyage gratos, profite!
C – Vous n’aimez pas voir les gens pleurer, ça vous fait toujours beaucoup de peine. (C’est bien triste quand même d’avoir payé aussi chers des passeurs pour finalement retourner à la case départ aux frais du contribuable. Il y a un vrai problème d’organisation.)

9 – Vous vous promenez dans la rue. Vous croisez une femme qui porte un voile.
A- Comment peut-on être Française et porter le voile? C’est absolument indécent. On devrait leur faire choisir : le voile, ou la carte d’identité. Les deux c’est pas possible, on est dans un pays laïc, merde.
B – Vous vous dites que c’est super sexy, que ça donne un aspect mystérieux et que c’est un appel à l’amour ce bout de tissu.
C – Vous vous dites que ce tissu est d’une qualité exceptionnelle. Et qu’il serait de bon ton que le voile revienne à la mode.

10 – Un soir, vous revenez du cinéma et passez devant une distribution de nourriture de l’association La soupe au cochon.
A – Quand on a faim, on fait pas de chichi, on mange.
B – Il en faut pour tous les goûts ! Et comme le proverbe le dit : dans le cochon tout est bon.
C – Vous êtes ému. Heureusement qu’ils sont là ces bénévoles pour sauver l’humanité.

Réponses :

Vous avez une majorité de A, vous êtes… Brice Hortefeux à tendance Jean-Marie LePen. Vous êtes un Français qui respecte la France. Vous n’acceptez pas que l’on déroge aux règles de la République. La loi c’est la loi. Et les traditions, ce sont les traditions, on n’y touche pas. La France, selon vous, est un pays laïc et elle doit le rester. Pas question que les muezzins remplacent nos églises, la France est un pays de tradition catholique.
Attention tout de même, vous avez une petite tendance à la dérive tyrannique. Un pays comme la Corée du Nord vous conviendrait mieux.

Vous avez une majorité de B, vous êtes… Doc Gynéco! Pour vous, être français, c’est cool. Y’a pas de problème, tout baigne. La vie c’est peace. Ce qui compte, c’est le feeling. Pour vous, sont français tous ceux qui veulent, plus on est de fous plus on rit ! D’ailleurs, ça vous rappelle votre soirée de la veille, tout le monde a partagé, tout le monde a communié, ensemble, vers le nirvana, que l’on soit black ,blanc, beur…
Attention quand même, l’abus de fumée peut nuire à la bonne santé de vos neurones.

Vous avez une majorité de C, vous êtes… Carla Bruni! Vous êtes une amoureuse de la France, une vraie. Vous aimez le monde, vous aimez les gens, vous aimez les femmes comme les hommes, quelque soient leurs origines, leur couleur, leur religion, leurs origines sociales. Tout ça, c’est secondaire pour vous.
Vous pensez que le monde irait mieux si l’on arrêtait de massacrer les bébés phoques en Antarctique et si tout les gens du monde entier se donnaient la main, en même temps. Vous êtes un citoyen du monde. Les frontières, ce sont des limites à l’amour entre les peuples. (Mais quand même, on peut pas accueillir tout le monde).

En supplément, une vidéo pour apprendre les paroles de la Marseillaise :

Après les aliens, les morts-vivants et les loups-garous, prenez garde, voici la grippe A.

Vacciner, ne pas se faire vacciner. Telle est la question que je me pose. Après tout, ce n’est qu’une grippe, j’en ai vu d’autres. Un peu de fièvre, des courbatures comme après une séance de muscu que je n’aurais jamais eu, y’a quand même pas de quoi casser quatre pattes à un canard.

Tous les ans, la grippe tue, c’est quand même pas une nouveauté. Pourquoi, tout à coup, il est d’urgence nationale et par souci de santé publique de se faire piquer contre un truc qui va sans doute muter d’ici quelques mois ? Et puis, cette histoire de grippe A, ça a quelque chose de louche.

On l’a d’abord appelée grippe mexicaine. Pauvres Mexicains, on se demande bien en quoi ils sont mêlés à cette affaire. Et puis voilà que la grippe n’est plus mexicaine, elle devient A. A H1N1, pour être précis. Ils me font bien rire ces scientifiques, qui nous ordonnent de nous vacciner par devoir de responsabilité civile. Ma maman à moi m’a toujours dit de me taire au lieu de dire des bêtises. Et toc.

Et qu’est-ce que c’est que ce nom barbare ? A H1N1. Qu’est-ce que ça cache ? Faut-il y voir là le complot de terroristes très très méchants, qui nous refont le coup ? Après l’anthrax, voilà qu’ils nous saupoudreraient de grippe. Ils auraient quand même pu faire preuve d’originalité et d’un peu d’exotisme, ça m’aurait changé les idées.

Plus ça va, plus je me dis que toute cette histoire d’épidémie transmondiale et interplanétaire prend des airs de scénario de science-fiction de mauvais goût. On se croirait dans l’un de ces films d’horreur minables, où une contagion épidémique infectieuse mutante et prête-à-tout-pour-nous-anéantir-jusqu’au-dernier envahit la planète.

Et puis, qui sait, si ça se trouve, on va se transformer en monstre assoiffé de sang à cause de ce vaccin ? Il a été prêt en quelques mois, tous les tests nécessaires à la mise sur le marché n’ont pas été faits, sans compter les adjuvants adjuvés au cocktail. Si ça se trouve, je suis vraiment dans un scénario catastrophe, à la sauce Will Smith dans Je suis une légende. Un virus vient peut-être d’être créé à cause d’un vaccin foiré.
Finalement, je vais opter pour les courbatures de la séance de muscu, les morts-vivants ça a jamais été mon truc.

Pour en avoir dans la culotte

Messieurs, vous souffrez. Votre silhouette vous déshonore, et votre virilité en est diminuée. La piscine est pour vous une épreuve digne des douze travaux d’Hercule. Nettoyer les écuries d’Augias serait une cure de jouvence en comparaison du calvaire qu’est le maillot de bain. Sans compter les regards méprisants et les sourires arrogants dans les vestiaires des salles de sport.
Pire, vous avez fait une croix définitive et irrémédiable sur les jeans slim et autres pantalons près du corps, à la limite de l’humiliation. Votre croix à vous, c’est votre manque de rondeurs côté atours masculins.

Mais, galants hommes, rassurez-vous ! La solution est à portée de bourse, si je puis me permettre.
Black addict, ce sont des slips et des boxers ampli formes à moins de 30 euros. Cet accessoire de l’homme moderne, créé par l’entreprise Hom, saura redonner la vraie valeur de votre virilité. C’est le remède à une pénible disgrâce : une coque en forme de goutte vous fera prendre votre revanche sur bien des années d’infortune.

Voici venu le crépuscule d’un supplice qui a déjà trop duré. Finis les complexes, terminé le manque de confiance lors de rapprochements amoureux. Une nouvelle vie s’offre à vous.
Ce n’est pas qu’un simple sous-vêtement, c’est aussi un combat.
Les femmes ont eu droit aux Wonderbra, les hommes auront leur Black addict.

ENQUETE – Paris : la guerre des guides

                  Êtes-vous «Paris écolo», «Paris coquin» ? Plutôt «Paris chocolat» ou peut-être «Paris énigmes» ? Chez les libraires, les rayons des guides touristiques parisiens foisonnent de titres alléchants. Et rivalisent d’originalité. A vous en faire tourner la tête.
Du côté des éditeurs, c’est à qui découvrira la perle rare. Car le business des guides de la capitale est en pleine explosion. Par rapport à l’ensemble des ventes en 2008 – près de 9 millions d’exemplaires toute destination confondue – le marché des guides parisiens pèse 6% à lui tout seul. Une belle affaire.
          «Les guides spécifiques marchent mieux que les guides classiques, confie Jacques Guépin, libraire de Chemin en pages, spécialisé dans le voyage. Les trois quarts des guides de Paris que je vends sont thématiques». Un commerce capté par Nathalie Pujot, directrice d’Hachette tourisme. «C’est un marché en croissance où l’on peut se renouveler. Même si ma meilleure vente c’est le Routard Corse, ce sont tout de même de petits succès». Hachette a développé il y a deux ans une collection baptisée «Et pourtant c’est à Paris». L’objectif : poser un regard insolite sur la capitale et trouver des créneaux «très originaux». «Des journées pas comme les autres» est l’un de ces guides qui propose 150 journées à thèmes. Par exemple : une intrigue parisienne autour de Claude François.
          Mais le risque c’est de finir par épuiser la poule aux oeufs d’or de la fantaisie. «Les passages couverts» a très bien marché. Ce qui aurait poussé de nombreuses maisons d’éditions à reprendre la thématique, selon le libraire Jacques Guépin. «Du coup, les deux tiers des livres sortis au printemps portaient sur les passages couverts», ajoute-t-il. Et à la rentrée, le titre «Paris pas cher» qui était jusqu’à présent publié au Seuil depuis plusieurs années, le sera chez First.
         La marque de cette maison d’édition, c’est le petit guide à 2,90 euros qui tient dans la poche. Pour Damien Naddéo, directeur commercial des éditions First, «dans ce métier, tout le monde regarde tout le monde. On regarde ce que fait Parigramme mais on le fait à notre sauce». D’ailleurs Parigramme a fait de Paris sa spécialité. Et sa réussite. Selon François Besse, créateur et directeur de la maison d’édition, c’est grâce au côté décalé que cette collection touche un large public. Public d’ailleurs parisien ou du moins amateur de la capitale. «Nous avons édité un atlas du Paris souterrain qui s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires, alors que dans la réalité il n’y a qu’une centaine de personnes qui s’y intéresse».
 
         Si Paris insolite séduit, selon Magalie Thomas, qui travaille au rayon tourisme à la Fnac Saint-Lazare, c’est parce que les Parisiens «redécouvrent volontiers la capitale. Avec leur rythme de vie effréné, ils ont la sensation de passer à côté de quelque chose. Les guides comblent cette impression en proposant des points de vue étonnants». Pour s’évader du quotidien et profiter d’une ville qui fait rêver.
Le top ten des meilleures ventes Fnac, juillet 2009 :
1-Restos et Bistros de Paris (Routard thématique)
2-Paris (Guide du routard)
3-Comment arrondir ses fins de mois à Paris (Parigramme)
4-Jeux de pistes et énigmes à paris (Thématiques Hachette Guides)
5-Paris secret et insolite 2009 (Parigramme)
6-Paris 0 euro (Hachette Guides)
7-Promenades dans les villages de Paris (Parigramme)
8-Guide Vert Paris (Michelin)
9-Paris gratuit (First)
10-Paris balades (Routard thématique)

Touristes étrangers à Paris : sans guide… et sans fantaisie

Du côté des touristes étrangers, le guide de voyage est bien moins tendance. Rares sont ceux à en faire usage. Les agents de l’office du tourisme des Pyramides remarquent que de plus en plus de ces visiteurs débarquent même les mains dans les poches. « Les pires, ce sont les Espagnols ! », confie Marie, à l’accueil. Au mieux, les Britanniques impriment quelques pages sur internet. La raison de ce manque de préparation : les touristes se décident au dernier moment pour venir visiter Paris. Doreen et Taiwong, guide plutôt classique entre les mains, arrivent de Singapour et vont passer 5 jours à Paris. Pour leur première séjour dans la capitale, Tour Eiffel, Louvre et Notre-Dame sont au programme. En général, les touristes souhaitent voir les immanquables lors de leur première visite. « Les grands classiques, on n’y coupe pas ! », explique Marie-Christine Rabot, à la communication de l’office du tourisme de Paris. S’ils restent en moyenne 2,5 jours, ils choisissent de visiter Disneyland, Versailles et « Giverny, pour les Australiens ! », ajoute Marie. C’est lors de la deuxième visite qu’ils s’intéressent au Paris des Parisiens : visiter un quartier sous l’oeil expert d’un de ses habitants, contempler les oeuvres du Louvre sous l’angle de la gastronomie ou encore flâner dans les allées d’un marché.

Après l’île déserte de Koh-Lanta, les planches

François-David Cardonnel a gagné Koh-Lanta en 2006. Mais l’aventurier de l’extrême n’occupe pas ses journées à faire du feu avec des silex ou à construire des cabanes en bois. Son truc à lui, c’est l’escrime. « Quand j’étais petit, je me battais contre mon frère avec des épées en bois ». François-David Cardonnel a 25 ans et est à la tête d’une entreprise de spectacles médiévaux, qu’il a fondée il y a cinq ans (baptisée Frères d’Armes 1380). Il chorégraphie des combats à l’épée, escrime ou autre glaive. Plus de trente spectacles par an, 3 employés et des dizaines d’intermittents, sa compagnie est rodée question armure et cote de mailles. Actuellement, il prépare une tournée pour un spectacle Western, à ravir les cow boys de toute la France.

« Je n’ai pas participé à Koh-Lanta pour que l’émission m’ouvre des portes dans ma vie professionnelle ». Et explique ne pas avoir cherché à surfer sur la visibilité dont il a pu bénéficier. A la fin de ses spectacles, il regrette presque qu’on lui parle plus de son expérience d’aventurier que de ses personnages du Moyen Age. Koh-Lanta c’était pour lui un challenge, parce qu’il a toujours aimé le sport et la compétition.

Mais enfant, il se voyait plus comédien que mousquetaire. D’ailleurs depuis près d’un an, il prend des cours de théâtre à Paris. « Ce serait prétentieux de dire que mon objectif c’est de faire du cinéma. L’important pour moi c’est d’être sur scène ». Et de vivre de ce métier qu’il dit « passionnant », même si « ce n’est pas facile tous les jours ». Le comédien prépare le tournage de son premier court métrage, en ancien français, goût pour le Moyen Age oblige. « C’est une page de l’Histoire pendant la guerre de 100 ans, dans un univers rude avec des mercenaires ». Prometteur en hémoglobine. Ce qu’il aime dans ce métier, c’est de pouvoir changer de peaux. Avoir plusieurs existences, « parce que la vie est trop courte ».

Le juste prix bientôt de retour sur vos écrans

Le 24è et dernier numéro du juste prix a été diffusé… Jusqu’à la saison prochaine. Entre septembre 2009 et juin 2010, « Le juste prix reviendra sur TF1 à 19 heures », annonce Fabrice Bailly, directeur adjoint des programmes.

 C’est la conséquence du succès de ce jeu populaire, dont l’objectif est d’estimer des biens de consommation courante. En moyenne durant leurs cinq semaines d’animation, Lagaf’ et ses Gafettes ont réuni près de 4,2 millions de téléspectateurs par jour, soit plus de 33% de part d’audience. « La meilleure performance pour un jeu dans cette tranche horaire depuis plusieurs années », selon Fabrice Bailly. Il explique cette réussite par les talents de Vincent Lagaf’, star en matière d’animation et de jeu. « C’est un showman plein d’énergie qui est proche du public, ce que les spectateurs ressentent ». Il est surtout très aimé. Une valeur sûre pour la chaîne, d’autant que ces derniers temps, une pétition pour le retour de Vincent Lagaf’ a circulé sur internet.

Une des caractéristiques du juste prix est que n’importe qui peut jouer. « Tout le monde fait des courses, tout le monde achète, même les enfants », analyse Fabrice Bailly. Un jeu qui rassemble large et fonctionne à tout âge. Les téléspectateurs ont à 48% entre 15 et 24 ans. Et les fameuses ménagères de moins de 50 ans représentent 41% des habitués du juste prix.

 L’émission avait pourtant disparu des écrans en 2001, en raison du passage à l’euro. Sans doute du fait que les consommateurs n’avaient pas de repères avec cette nouvelle monnaie. Mais aujourd’hui, « plus personne ne réfléchit en Francs, tranche le directeur adjoint des programmes. On pense en euros ». La réussite du juste prix tient aussi au format du jeu. C’est un programme qui triomphe depuis 50 ans un peu partout dans le monde. Un jeu clair, efficace, avec des règles faciles à comprendre. Pour Fabrice Bailly, Le juste prix est « un très grand spectacle avec un côté fête foraine ». Un spectacle qui remonte le moral en sorte.

Amoureux de Beverly Hills, voici la suite

Si vous avez sangloté quand Kelly a quitté Brandon. Frissonné au premier baiser de Dylan et Brenda. Vibré quand Donna s’est laissée séduire par David. Alors vous allez hurler de joie. Pour 24 épisodes, la série californienne Beverly Hills est de retour.

Plus précisément la suite de Beverly Hills. La deuxième saison démarre en ce moment aux Etats-Unis. Baptisée 90210 nouvelle génération, la série se passe dans le même quartier huppé de Los Angeles, dans le même lycée pour jeunesse dorée, avec de nouveaux lycéens très branchés. Mais surtout avec des anciens de la série phénomène. L’histoire commence avec l’arrivée du nouveau proviseur et de ses deux enfants. Un peu comme dans la série originale dont le début était l’emménagement de Brenda et Brendon à Beverly Hills.

« Cette série a eu un succès planétaire et a marqué en France des générations entières dans les années 1990 », explique Christine Bouillet, directrice adjointe à la programmation de M6. La chaîne espère toucher un public plutôt large, avec les nostalgiques de l’originale et des adolescents qui découvrent cet univers. Les trentenaires retrouveront leurs anciennes idoles, avec lesquelles ils partagent les mêmes questions. Comme Kelly Taylor, mère célibataire, conseillère d’orientation du lycée.

Brenda Walsh, devenue professeur de théâtre pour le spectacle de fin d’année du lycée. Et Donna Martin, grande créatrice de mode au Japon, qui vient passer des vacances avec son enfant. Les adolescents retrouveront des problématique qui leurs sont propres, dans une version moderne de la série culte. « Notre chaîne est bien pourvue en séries policières, d’action et à suspense. Il fallait à notre palette quelque chose référencée plutôt jeune ».

L’horaire de diffusion a été choisi presque tout naturellement. Traditionnellement, la série était diffusée le samedi en fin d’après-midi. Une heure bien exposée pour une série au fort potentiel. Elle est diffusée après l’émission Accès privé, un programme d’informations people. « Une case excellente dans la même ligne éditoriale que le soap », précise M6. Le nouveau générique est similaire à la première version : la musique, les images, les personnages présentés selon la même mise en scène.

« On sent clairement la filiation avec la série d’origine, on retrouve tout ce qui a fait son succès », précise Christine Bouillet. Des notes de musique qui sonnent comme un réflexe de Pavlov pour les anciens disciples de la série.

Rendez-vous pour le premier épisode samedi 5 septembre à 18h50 sur M6.

Page suivante »